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La réforme de la formation professionnelle


Réforme de la formation professionnelle


La réforme de la formation professionnelle a vu le jour le lundi 5 Mars 2018. Muriel Pénicaud a présenté hier le projet d’amélioration de la réforme professionnelle. Cette réforme met en avant les inégalités actuelles du système de formation professionnelle (ouvriers, cadres, employés, demandeurs d’emploi, …).
La place de l’émargement dans la réforme de la formation professionnelle

Dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle. L’émargement reste imposé comme la règle d’assiduité pour toutes les formations en présentiel. Conformément à la volonté d’aller vers le tout numérique, et en accord avec le décret 2017-382, les feuilles de présence laissent place aux attestations de présence. Stéphane Rémy, adjoint au sous-directeur des politiques de formation et du contrôle DGEFP a confirmé lors de son intervention qu’il est donc désormais possible de dématérialiser les émargements sur smartphones ou tablettes numériques.

Dans le cadre de ses activités,
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a participé le 14 décembre 2019 au Tour de France de la réforme de la formation professionnelle. Mises en place par les délégations régionales de la FFP, 11 étapes en France seront réalisées et permettront à la FFP de faire intervenir l’ensemble des acteurs de la réforme (OPCA, conseils régionaux, organismes consulaires, Ministère du Travail, organisations professionnelles, etc.).
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a collaboré à l’étape nantaise de ce tour de France du décryptage de la réforme de la formation professionnelle. A cette occasion, plusieurs acteurs sont intervenus :
  • Stéphane Rémy - Adjoint au sous-directeur des politiques de formation et du contrôle DGEFP,
  • André Martin - Vice-Président Emploi, Apprentissage, Formation Professionnelle et Insertion du Conseil Régional des Pays de la Loire
  • Pierre Courbebaisse - Président de la FFP
  • Renaud Dorchy - Directeur régional de l’AGEFOS PME Pays de la Loire
  • Séverine Douard - Directrice régionale OPCALIA Pays de la Loire
  • Jean-Pierre Willems - Expert en droit de la formation
Plusieurs sujets concernant la réforme ont été abordés et notamment les points suivants :
  • La gestion des apprentis n’appartiendra plus aux Régions mais aux OPCO à compter du 1er Janvier 2020.
  • La gestion de l’apprentissage sera basée sur les mêmes principes que celle des contrats de professionnalisation.
  • Certaines grandes entreprises travaillent déjà à la réalisation de « CFA d’entreprises ».

Mise à jour : janvier 2019


Voici une infographie pour représenter les points principaux de la réforme :

Infographie sur la réforme de la formation professionnelle
  • Le CPF sera désormais crédité en euros plutot qu’en heures
  • Chaque année, le CPF des salariés sera crédité de 500€, somme plafonnée à 5000€ à laquelle pourra s’ajouter une contribution au financement de la formation par l’entreprise. Pour les salariés en CDD, cette somme sera définie en fonction du temps passé en entreprise. Pour les salariés non qualifiés, cette somme s’élèvera à 800€ par mois et sera plafonnée à 8000€. Le but de cette démarche est d’encourager l’évolution professionnelle pour que ces salariés puissent changer rapidement de catégorie socio-professionnelle.
  • Les salariés à temps partiel (19% des salariés en France) bénéficieront des mêmes avantages que les salariés à temps plein. Les demandeurs d’emploi auront plus de facilités pour accéder à la formation : d’ici 5 ans, l’objectif est de former un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés ainsi qu’un million de jeunes éloignés de l’emploi. 15 milliards d’euros ont été dédiés à ce plan d’investissement dans les compétences pour les demandeurs d’emploi et les jeunes. Ce plan encourage l’apprentissage des compétences numériques de base pour répondre à la demande du marché.
  • Une application mobile a également été mise en place et permettra aux salariés et demandeurs d’emploi de consulter : leurs droits acquis, les formations proposées ainsi que les détails de date, coût, temps, avis d’anciens formés, taux d’insertion dans la vie profesionnelle, salaire prévisionnel à l’embauche, etc. Les personnes concernées pourront alors s’inscrire librement aux formations proposées sans avoir à passer par les nombreuses contraintes administratives en place aujourd’hui.
  • Un conseil en évolution professionnelle va permettre d’accompagner les salariés dans leurs projets professionnels. De plus, un système de solidarité permettra aux TPE et PME de faciliter l’accès à la formation de leurs salariés. Les entreprises ne payeront désormais plus que la seule cotisation formation professionnelle au lieu des 2 aujourd’hui pour un taux de cotisation qui ne sera pas augmenté. Cette cotisation sera désormais récoltée par les URSSAF afin de simplifier les démarches administratives et de raccourcir le cycle de collecte.
  • Pour construire leurs plans de formation, les entreprises n’auront plus d’obligation de faire la distinction entre toutes les catégories de formation proposées. Dans une continuité des démarches déjà entreprises pour la digitalisation et l’aspect numérique des formations, l’action de formation sera menée de manière à libérer l’innovation pédagogique, encourager les formations innovantes (digital learning, Moocs, modularisation, etc.) et simplifier la formation en situation de travail.

L’administration des organismes de formation suite à la réforme est améliorée grâce à
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: la solution innovante d’émargement digital s’inscrit dans l’approche d’innovation pédagogique libérée de la réforme mais également dans le processus de simplification des démarches administratives pour les centres de formation.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page dédiée à la réforme du gouvernement

Mise à jour : mars 2018

Selon Emmanuel Macron, la mondialisation ainsi que l’essor du digital doivent encourager la population active à monter en compétences sur ces nouvelles notions afin de conserver un potentiel d’employabilité. Pour lui, l’État doit intervenir en ce sens, il a d’ailleurs déclaré que de nouveaux métiers vont être en crise et qu’il faut, selon lui, se réarmer pour conduire le changement vers de nouveaux métiers. Plusieurs points majeurs sont d’ailleurs au programme de ce dernier :

  • L’investissement dans la formation professionnelle : 15 Milliards d’euros en cinq ans à destination des chômeurs, des décrocheurs et des bénéficiaires du RSA en priorité. Avec pour pilote Muriel Pénicaud (ministre du travail), le plan d’investissement devrait être lancé dès l’automne 2017 lorsque la réforme du Code du travail sera promulguée. Ils souhaitent investir dans la formation des travailleurs peu qualifiés ainsi que les jeunes « loin de l’emploi ».
  • La réforme du Compte Personnel de Formation (CPF) : Pour l’instant crédité en heures, le gouvernement souhaite passer à un crédit en euros. Les salariés pourront également se tourner directement vers les organismes de formation plutôt que de passer par les OPCA.
  • La labellisation des organismes de formation : Ce système déjà présent en Allemagne consiste à rendre publics les résultats des différents organismes de formation (taux de retour à l’emploi, évolution des salaires, compétences réelles acquises, etc.). Cette labellisation des organismes de formation permettrait ainsi aux apprenants de savoir dans quoi ils s’engagent et quelle est la qualité de la formation dispensée.

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